Ингушетия: Исторические Параллели

12.03.2020

Описание Ингушей французским дипломатом Jean François Gamba// Voyage dans la Russie méridionale, et particulièrement dans les provinces situées au-delà du Caucase, fait depuis 1820 jusqu’en 1824

Filed under: Из истории моего народа — Khamarz Kostoev @ 19:36

 

 

 

Из Дарьяла мы  въехали в ту часть страны осетин и ингушей, которая зависит от Грузии. Ингуши находятся слева от пути, осетины справа.  Внешность последних(осетин) неприятна, а их количество здесь небольшое. Они, как правило, ленивы и представляют образ деградировавших людей. Господин Клапрот убежден, что осетины относятся к тому же классу, что  мидяне и персы. (стр 29)

Depuis Dariel, nous étions entrés danslapartie du pays des Ossètes et des Ingouches qui dépend de la Géorgie. Les Ingouches sont sur la gauche du chemin, les Ossètes sur la droite. La figure de ces derniers est peu agréable et leur taille petite. Ils sont généralement paresseux, et pré sentent l’image d’un peuple abâtardi. M. Kla proth est convaincu que les Ossètes appartien nent à la même souche que les Mèdes et les Perses, c’est-à-dire à l’Indo-Germanique. Il trouve les preuves de cette origine dans l’his toire, la tradition, et dans leur langue même.

 

«Они (ингуши) делится на большую и малую Ингушетию, первые живут на равнине, остальные в горной местности. Все они вместе (ингуши) отличаются своим трудолюбивым характером и интеллектом. (стр 31)

On le divise en grands et petits Ingouches : les premiers habitent la plaine, les autres les montagnes. Tous se distinguent par leur ca ractère laborieux et leur intelligence.

Те кто из гор, знают долю орошений; они знают, как поддерживать землю на склонах, более или менее высокими скалами; наконец, они основали на реках мельницы простого типа конструкции, которые встречаются в их поселениях. Те, кто населяют равнину, выращивают просо, пшеницу и ячмень. Далее, он подчеркивает: «Именно среди них (ингушей) европейцы, приехавшие в российские провинции, за пределами Кавказа, могли бы легко найти хороших специалистов (из ингушей) для расчистки леса и выращивания земли».
«Ингушские женщины очень трудолюбивы и знают, как плести некоторые ткани и особенно ковры. Ингуши тонкие, крепкие, живые и неутомимые. Эти люди независимого характера иногда их смелость доходит до героизма».

 

Au milieu de leur ignorance, ils ont deux genres d’industrie qu’on s’attend peu à trouver dans ces montagnes : ils fabriquent des tapis remar quables par leur tissu et la solidité de leurs cou leurs, et ils ont appris vraisemblablement de quelques Russes, prisonniers dans leurs monta gnes, à faire de la bière qu’ils transportent jus qu’à Tiflis, où ils la vendent par échange contre une quantité égale de vin. Les Ingouches sont comptés parmi les peu ples du Caucase soumis à la Russie. M. Kla proth, qui a passé quelques semaines parmi eux, donne sur cette nation des détails pleins d’inté rêt. Les Ingouches ne sont pas musulmans, et ont cessé d’être chrétiens : leur religion est au jourd’hui un pur déisme, mêlé de quelques pratiques de la religion chrétienne qu’ils avoient adoptée au temps de la célèbre Thamar, reine de Géorgie, qui régna de 1 171 à 1 198. Leur semaine est divisée en sept jours, et le dimanche est encore le jour de repos. Comme les Abazes et les Circassiens, ils ont beaucoup de vénéra tion pour les croix et pour les vieilles églises qu’on rencontre dans leurs montagnes : ils y font fréquemment des pélerinages. Dans ces oc casions, ils sacrifient des moutons et d’autres animaux.Un vieillard d’une conduite irréprochable, toujours choisi dans la même famille, leur tient lieu de prêtre; seul il est chargé de faire les prières, et d’immoler les victimes dans · les lieux consacrés. Les Ingouches ont une grande haine pour les mahométans. Ce peuple seroit facilement ramené au christianisme, à cette religion dont la sublime morale est celle des peuples civilisés. Cette conversion seroit favorisée par le caractère même de ce peuple et par ses souvenirs. — On le divise en grands et petits Ingouches : les premiers habitent la plaine, les autres les montagnes. Tous se distinguent par leur ca ractère laborieux et leur intelligence. Ceux des montagnes connoissent l’art des irrigations ; ils savent soutenir les terres sur les pentes par des murs plus ou moins élevés; enfin, ils ont établi sur les cours d’eau qui se rencon trent dans leurs cantons des moulins d’une construction simple, et dont je copie d’autant plus volontiers la description qu’en donne M. Kla proth, que je les ai retrouvés en Géorgie, entre Mtskhetha et Gori.

 

« Ce moulin, dit ce savant voyageur, consiste » en une meule qui est mise en mouvement par » l’essieu d’une petite roue horizontale, sur la » quelie l’eau tombe par un angle très-oblique,» en sortant d’un arbre creux ou d’une rigole. » La trémie, en forme d’entonnoir et en écorce » d’arbre, est suspendue à quatre cordes, et suf » fisamment secouée par un bâton que la meule » fait soulever. Une pierre pointue, passée dans » le trou d’une autre pierre, sert de bouchon » au rouet, et une poutre en forme de fourche » au-dessous de l’essieu soulève et arrête la » pierre du moulin par le moyen d’une autre » pierre mise au-dessous. Il n’entre pas de fer » dans cette machine. » Lorsqu’une famille change l’emplacement de son habitation, elle emporte avec elle les pièces principales de ces moulins, pour les replacer sur d’autres cours d’eau. Les Ingouches possèdent aussi, comme les Ossètes, l’art de faire la bière. Ceux qui habitent la plaine cultivent le millet, le froment et l’orge. Ils élèvent principalement des moutons, des cochons et des ânes : ils ont peu de chevaux et de bœufs. Les femmes Ingou ches sont très-laborieuses, et savent tisser quel ques étoffes, et surtout des tapis. Les Ingouches sont maigres, robustes, vifs et infatigables. C’est parmi eux que les Européens établis dans les provinces Russes au-delà du Caucase, pourroient facilement trouver de bons ouvriers pour le dé frichement des bois et la culture des terres. Cepeuple, d’un caractère indépendant, porte quel quefois le courage jusqu’à l’héroisme. Koby, où nous nous arrêtâmes la nuit du mercredi au jeudi, est une redoute située entre des montagnes, et qui renferme trois ou quatre maisons bâties en terre et en bois, comme presque toutes celles que nous avions rencon trées depuis Vladi-Caucase. La maison que nous occupâmes étoit extrêmement humide, et quoique nous fussions au 1″ juin, nous eûmes beaucoup de peine pendant la nuit à nous ga rantir du froid. L’officier qui commandoit le fort avoit eu la complaisance de nous offrir son logement, que nous ne crûmes pas devoir ac cepter. Le soir, un Ossète, qui avoit la figure et l’accoutrement d’un brigand, vint nous offrir ses services de toute espèce. Nous nous conten tâmes de lui acheter, moyennant 2 roubles (2 f), un jeune agneau qu’il tua et écorcha lui-même. Les sources d’eaux minérales abondent dans les environs de Koby. Parmi les acidulées, il en est une qui, mêlée avec du vin rouge et du sucre, nous fournit une boisson qui ressembloit parfai tement au vin mousseux du Don, connu sous le nom de Simiansk. — On nous avoit parlé à Vladi-Caucase du che min affreux que nous devions trouver entreKoby et Cachaour, et je dois convenir que la description qu’on nous en avoit faite n’étoit nullement exagérée. D’après les ordres que le général en chef avoit bien voulu donner, on avoit débarrassé la route d’une partie des neiges et des glaces dont elle étoit encore obstruée peu de jours aupara vant. Pour nous aider dans les passages les plus difficiles, on avoit mis à notre disposition cinq paires de bœufs, trente-quatre Ossètes, et trente soldats d’infanterie, indépendamment de dix cosaques qui servoient d’escorte, et pouvoient aussi, au besoin, nous porter secours. Après avoir pris toutes ces précautions, nous nous mîmes en route, le jeudi 2o mai 1″ juin, à six heures du matin. Peu après notre départ , et à mesure que nous avancions dans les mon tagnes, le chemin devenoit de plus en plus dif ficile. Nous étions forcés de suivre le penchant d’un coteau, sur lequel le britchka étoit sans cesse dans une position oblique, et n’évitoit d’être renversé dans un précipice, que parce qu’il étoit soutenu par un grand nombre de sol dats et d’Ossètes. Nos chevaux enfonçoient con tinuellement dans la neige et la glace, et nous fûmes obligés de recourir aux bœufs qu’on avoit mis en réquisition, et qui, après quatre werstes conduisirent jusqu’au haut de la montagne Saint-Christophe, point le plus élevé que nous devions atteindre. Sur la droite, on voit un petit monument sur monté d’une croix , sous l’invocation de ce saint. — A Saint-Christophe, nous renvoyâmes nos Ossètes, qui furent très-contents de trouver, en dédommagement de la corvée pour laquelle on les avoit réunis, 25 copecs de gratification pour chacun d’eux. — — — Cependant nous n’avions pas encore surmonté toutes les difficultés de la route. Elle étoit quel quefois obstruée, souvent entièrement couverte de pierres énormes entraînées par les avalanches. On étoit forcé, pour pratiquer un passage, de briser les pierres, ou de les tiansporter hors , de la voie, et ce travail pénible fut cause que nous mîmes neuf heures pour parcourir les dix werstes qui nous séparoient de Cachaour, où nous arrivâmes à trois heures après midi. ‘ Par suite des obstacles que présente cette route, tous les transports du commerce se font, pendant neuf mois de l’année, à dos de cheval; ce n’est qu’en août, septembre et octobre, qu’on voit arriver à Tiflis des charriots russes et tar tares chargés de marchandises.

 

Un peu avant d’arriver à Cachaour, nous ren contrâmes des Ossètes à cheval ; quelques-uns étoient armés de sabres, de fusils, de pistolets; plus loin, des Géorgiens escortoient un convoi de chevaux chargés chacun de deux ballots ren fermant des cotons, des soies et d’autres pro ductions de la Perse, expédiées pour la foire de Makariew. Cachaour est une petite forteresse située à l’extrémité de la vallée que nous avions par courue le matin. Nous en partîmes le lende main de bonne heure pour Passanaour, qui est éloigné de dix-huit werstes. Pendant les huit premières, on descend continuellement par un chemin étroit et très-difficile : il est bordé, d’un côté, par le revers d’une haute montagne; de l’autre côté, se trouve un précipice de plus de cent toises de profondeur. Au milieu des dangers continuels de cette route, nous jouissions de la vue d’une magni fique vallée que traverse l’Aragvi, rivière qui, descendant du mont Saint-Christophe dans le sens opposé au Terek, n’a cependant pas une rapidité égale à celle de ce dernier fleuve. Nous avions pris le parti de marcher jusqu’au bas de la montagne. Pendant que nous nous reposions en attendant la voiture, nous vimes passer un seigneur Ingouche, suivi de quelques vassaux.. Ils étoient tous à cheval. Le seigneur étoit revêtu d’une cotte de mailles et d’une cui rasse de fer; il portoit sur la tête un casque qui se terminoit en pointe, et au bras gauche un petit bouclier de cuir d’environ un pied de dia mètre; un fusil en bandoulière, un sabre, un pistolet et un poignard complétoient son ar mure. Ses serviteurs n’étoient pas équipés d’une manière moins formidable. Ils étoient suivis de six chiens lévriers d’une très-grande es pèce. Comme nous étions nous-mêmes bien escortés, la rencontre d’une pareille troupe n’eut pour nous rien d’alarmant : elle nous eût peut-être inquiétés en d’autres circonstances. Après avoir laissé sur la droite un très-beau village nommé Melety, remarquable par sa po sition à mi-côte, et par la beauté des pâturages dont il est environné, nous nous arrêtâmes à un ancien monastère bâti en pierre, qui sert au jourd’hui de caserne, et dépend de la forteresse de Cachaour. L’Italie, le Tyrol et la Suisse n’offrent rien de plus admirable et de plus ro mantique que la vallée de l’Aragvi, qu’on tra verse, à peu de distance du monastère, sur un pont assez bien construit en pierre et en bois. ·

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